Yves Alphé : comment accepter la mort d’un proche

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Se faire au décès de l’être cher

Le décès d’un être cher est un scénario que l’on ne veut pas vivre, mais auquel on sera forcément confronté un jour ou l’autre. C’est une réalité que l’on va expérimenter au cours de notre vie. Donc autant essayer de se mettre à l’accepter dès maintenant, conseille Yves Alphé.
En effet, toute chose dans la vie est impermanente. Toutes les situations que l’on va vivre ont un début et une fin, et la vie des êtres qui nous sont chers en font partie. Toutes les personnes que l’on rencontre arrivent à un moment bien spécifique de notre vie et finissent par s’en aller.

Un processus difficile durant de longues années

Le processus de deuil peut prendre plusieurs années,. Il nous fait réaliser plusieurs choses très importantes sur la vie. En général, le décès d’un proche nous fait nous focaliser sur la tristesse du deuil que l’on expérimente et non pas la reconnaissance que l’on a d’avoir rencontré cette personne-là.
Ce qui rend le deuil difficile est le fait de savoir qu’on ne pourra plus voir, plus toucher ni entendre ou échanger des bons moments avec la personne disparue, indique Yves Alphé. Donc d’une certaine manière, on met de côté les bons moments en se focalisant sur la tristesse induite par le deuil.

L’importance de la reconnaissance

Aussi difficile que cela puisse être, il faut mettre la reconnaissance et la gratitude au premier plan et aller au-delà de la tristesse du deuil de la personne disparue, indique Yves Alphé. Il s’agit de la reconnaissance d’avoir pu partager et échanger avec la personne désormais disparue et garder en mémoire davantage les bons souvenirs que le chagrin du décès. Il faut comprendre qu’avoir pu rencontrer la personne a été une chance que d’autres n’ont pas eu.

La gratitude doit être au coeur des souvenirs
La gratitude doit être au coeur des souvenirs

Toutefois, Yves Alphé précise que ce process psychologique n’est pas facile car l’esprit humain a tendance à se focaliser sur le décès et la tristesse du deuil que sur les bons moments passés avec la personne. Mais en étant reconnaissant, il devient très difficile voire impossible d’être triste en même temps.
En d’autres termes, reconnaissance et gratitude envers la personne que l’on a aimée peuvent permettre d’atténuer le deuil voire même d’en raccourcir la durée, . On peut en quelque sorte « célébrer » le fait d’avoir pu échanger avec la personne pour lui rendre hommage. On peut aussi se dire que la personne disparue n’aimerait pas nous voir triste, ni pleurer. Un autre hommage que l’on peut rendre est le comportement : « comporte-toi tel que la personne que tu as connue aimerait que tu te comportes » ; ce type de pensée peut également aider lors du processus de deuil.

Pourquoi pleure-ton lors d’un deuil ? Explications par Yves Alphé

Ce que l’on pleure, ça n’est pas la personne mais la personnification, la perception que l’on avait de l‘être parti. En effet, si l’on peut être triste du décès d’un parfait inconnu, d’une célébrité ou d’une personne jeune « par principe », on ne pleurera pas pour autant son départ. C’est le manque que l’on expérimente en nous, cet attachement que l’on a créé. L’identification que l’on a faîte, c’est cela qui nous rend triste, précise Yves Alphé.

Rendre hommage à la personne disparue

Parallèlement à l’acceptation du décès, il existe différentes façons de rendre hommage au défunt : se remémorer les bons moments, agir tel qu’il l’aurait souhaité, assimiler certains traits positifs de sa personnalité, utiliser ce que la personne nous a appris (ex: l’acceptation, l’aide à autrui). Ainsi, l’un des meilleurs hommages que l’on puisse faire à une personne décédée n’est pas de pleurer, n’est pas d’être triste car la personne n’aimerait pas nous voir dans cette condition-là. Le meilleur hommage, indique Yves Alphé, est d’apprendre de la personne et de se comporter d’une manière appropriée qui sont en accord avec les valeurs de cette personne. Enfin, respecter les volontés du défunt (inhumation ou crémation, musique des obsèques, fleurs, cérémonie religieuse ou laïque…) aide à dire un dernier adieu au proche disparu.

Yves Alphé : hommage à Stephen Hawking

Hommage Stephen Hawking par Yves Alphé

Hommage du physicien par Yves Alphé

 

Des centaines de personnes ont célébré la vie et l’héritage de Stephen Hawking lors des funérailles du célèbre cosmologiste le samedi 31 mars dernier, indique Yves Alphé. La famille Hawking a convié près de 500 personnes à la cérémonie des funérailles qui a eu lieu à l’église Great St. Mary’s de l’Université de Cambridge, selon NPR (National Public Radio). Parmi les gens qui ont rendu hommage, on peut par exemple citer l’acteur Eddie Redmayne, qui a représenté Hawking dans le film « Theory of Everything » de 2014.

Le décès de monsieur Hawking

Hawking est mort le 14 mars à l’âge de 76 ans, et la cloche de Great St. Mary’s a sonné 76 fois pour marquer chacune de ses années sur cette planète, a rapporté NPR. Un fait intéressant que souligne Yves Alphé : Hawking est mort le jour de l’anniversaire d’Albert Einstein et est né à l’occasion du 300e anniversaire de la mort de l’astronome italien Galileo Galilei : le 8 janvier 1942.

Les cendres peuvent être inhumées ou dispersées
Les cendres peuvent être inhumées ou dispersées

Les cendres de Hawking seront enterrées plus tard dans l’année à l’abbaye de Westminster à Londres, qui abrite également les restes d’Isaac Newton et de Charles Darwin, parmi bien d’autres personnalités scientifiques. Cet édifice religieux est l’un des plus célèbres de la capitale anglaise et est classé au patrimoine de l’UNESCO depuis 1985. C’est pourquoi il abrite une nécropole où plus de 3000 personnalités sont inhumées parmi lesquelles de grands monarques britanniques. Il dispose également de plusieurs plaques commémoratives, comme celle dédiée à Churchill par exemple, illustre Yves Alphé.

Quelques rappels sur Stephen Hawking par yves alphé

Caractérisé par un génie scientifique tout en souffrant d’un lourd handicap, Stephen Hawking a posé et tenté de répondre à de grandes questions sur le cosmos et son évolution. Par exemple, lui et le physicien britannique Roger Penrose ont postulé que l’univers émergeait d’une singularité, un point de densité infinie proche du cœur d’un trou noir. Par ailleurs, Stephen Hawking a montré que les trous noirs ne sont probablement pas entièrement noirs – qu’ils émettent des radiations et qu’ils finissent par s’évaporer avec le temps.

Yves Alphé rappelle que Stephen Hawking a également contribué à apporter la cosmologie aux masses, en écrivant des best-sellers tels que « A Brief History of Time » et « The Universe in a Nutshell ». De plus, les gens du monde entier ont été inspirés par son histoire personnelle : Hawking a accompli tout cela tout en faisant face à la maladie de Lou Gehrig ou maladie de charcot, qui a privé le physicien de la plupart de ses fonctions motrices au fil des ans.

Hawking était athée, mais il a fait ses études supérieures à Cambridge et a été basé à l’université pendant des décennies par la suite. Ainsi, « en raison de ses liens profonds avec l’Université de Cambridge, sa famille a choisi le service coutumier de L’Église d’Angleterre donné ici à des boursiers de longue date », a rapporté NPR, indique Yves Alphé.