Événement tragique, le décès d’un proche est une étape particulièrement difficile à laquelle il faut pourtant faire face. Cependant, lorsqu’on est endeuillé, les démarches liées à l’organisation des funérailles paraissent un fardeau insurmontable. Découvrez avec Yves Alphé, fondateur de Caritas Obsèques à Orléans, les principaux règlements et pratiques funéraires.

Les prestations minimum lors de funérailles

Après un décès, les familles se rapprochent naturellement d’une entreprise de pompes funèbres, qui doit fournir quatre prestations obligatoires. Ces services sont la fourniture d’un cercueil ou d’une urne, la mise en bière, le transport du corps et enfin l’inhumation ou la crémation. Il est à noter que la mise en bière est obligatoire qu’il s’agisse d’une crémation ou d’une inhumation, et qu’elle doit s’effectuer dans un délai minimum de 24 heures après le décès, sauf en cas de maladie contagieuse. La fermeture du cercueil ne pourra s’effectuer qu’après l’obtention du certificat de décès et d’un permis d’inhumer. De plus, des prestations supplémentaires peuvent être demandées à l’entreprise de pompes funèbres, comme l’organisation d’un service religieux ou l’impression de faire-part. Enfin, des soins de conservation du corps (thanatopraxie) peuvent être pratiqués, notamment si l’on souhaite une présentation du défunt à la famille. Ils ne sont obligatoires qu’en cas de rapatriement dans un pays où la législation l’exige.

 

Inhumation et crémation : les deux principales pratiques funéraires

En cas d’absence de volontés exprimées par le défunt, le choix entre l’inhumation et la crémation revient à la famille. Il s’agit d’une décision difficile, qui est fréquemment influencée par la culture, les croyances et les pratiques religieuses. Les conseils d’une entreprise de pompes funèbres, comme Caritas Obsèques, constituent souvent une aide précieuse.

 

L’inhumation

 

Dans la majorité des cas, c’est encore l’inhumation qui est choisie. Elle consiste à ensevelir le corps du défunt dans un cimetière et à réaliser une sépulture. Ce lieu permettra ensuite aux membres de la famille de se recueillir sur la mémoire de leur proche. L’inhumation est une pratique très répandue dans le monde et pratiquée dans la majorité des cultures. Elle doit avoir lieu au minimum 24 heures et au maximum six jours après de décès, et nécessite un permis d’inhumer. Elle a lieu dans une concession funéraire, c’est-à-dire un emplacement du cimetière. Il en existe trois types : les concessions individuelles pour une seule personne, les concessions collectives pour plusieurs personnes nommées dans l’acte de concession, et enfin les concessions familiales. Cependant, si le défunt n’en possède pas, la commune est tenue de fournir un emplacement gratuit pour cinq ans.

 

La crémation

 

La crémation est une pratique funéraire de plus en plus répandue, qui consiste à brûler le corps du défunt. Cette opération est effectuée dans un crématorium, par un opérateur funéraire, comme l’entreprise fondée par Yves Alphé à Orléans. Elle doit avoir lieu, comme l’inhumation, entre 24 heures et 6 jours après le décès. Il est à noter qu’un cercueil est aussi nécessaire. La crémation est une pratique parfois appréhendée par les familles, pour qui elle constitue un moment douloureux. Il est possible d’organiser une cérémonie d’adieu, éventuellement en présence d’un officiant religieux. Les cendres sont ensuite recueillies dans une urne funéraire, qui peut être placée dans un espace dédié appelé columbarium ou en terre dans une cavurne. Il est aussi possible de disperser les cendres soit dans un espace de dispersion, généralement appelé jardin du souvenir, ou en pleine nature après autorisation et selon certaines conditions. Il est toutefois interdit de conserver les cendres chez soi.