Un funérarium, aussi appelé chambre funéraire, est un lieu où repose le corps d’un défunt avant la mise en bière, pour que sa famille se recueille en sa présence.

Des origines du funérarium, par Yves Alphé

Tirant son origine du latin funebris, qui signifie « funèbre, qui a rapport aux funérailles », le funérarium n’était pas présent dans toutes les cultures. Dans l’Égypte ancienne, les tombeaux et pyramides où étaient enterrés les personnages importants comportaient une chambre funéraire où reposait la momie. La pièce comprenait les biens et offrandes destinés à voyager au pays des morts avec le défunt, mais aucune personne vivante n’était autorisée à y entrer, à part un prêtre. Cette chambre funéraire égyptienne n’était donc pas destinée aux proches du défunt. Chez les Grecs, le funérarium correspond plus à notre définition occidentale. Le défunt était allongé sur un lit après avoir été nettoyé, pour que ses proches lui disent au revoir, avant d’être inhumé ou bien incinéré. Un autre nom pour funérarium vient d’ailleurs du grec, athanée, qui signifie « sans mort ». Il serait probablement tiré du mot Thanatos, qui était la personnification de la mort dans la Grèce Antique.

 

Le funérarium de nos jours

 

Si la présence de chambres funéraires n’est pas mentionnée tout au long de l’histoire de nos cultures occidentales, il existait cependant une tradition presque similaire, jusqu’à il y a peu. Avant le développement des pompes funèbres, la pratique voulait que le corps du défunt reste dans la maison familiale, jusqu’à son enterrement. C’était ce qu’on appelait la veillée funèbre ou veillée mortuaire. Les proches profitaient encore de la présence du défunt pour commencer leur travail de deuil. Mais la société a rapidement changé lors du XXème siècle et les maisons n’ont dès lors plus comportées de pièces assez grandes pour que les veillées funèbres continuent. De plus, nombres de décès arrivent désormais à l’hôpital ou en maison de retraite. Ces établissements ne possèdent pas forcément de chambres mortuaires adaptées. Il faut par ailleurs ne pas confondre chambre funéraire et chambre mortuaire. Cette dernière se situe dans les établissements de santé et propose parfois des services de toilette mortuaire. Ainsi, face au développement accru de la population et aux familles de plus en plus souvent éclatées, les pompes funèbres (comme Caritas Obsèques, dirigée par Yves Alphé à Orléans) se sont retrouvées à ajouter un ou plusieurs funérariums à leurs concessions.

 

La chambre funéraire chez Yves Alphé

 

Aujourd’hui, le funérarium est donc un lieu où repose le corps d’un défunt avant son enterrement, pour que les proches se recueillent et commencent leur travail de deuil. Les pompes funèbres mettent à disposition plusieurs chambres funéraires, au décor simple, qui permettent le recueillement des familles. Rendre visite au défunt est possible sur plusieurs jours avant l’enterrement ou l’incinération. Certaines pompes funèbres, comme Caritas Obsèques, à Orléans, proposent un service complet, comme les soins de conversation pour le corps et la prise en charge du transport avant et après la mise en bière. Il est également important de connaître la neutralité des chambres funéraires. Il arrive que le corps d’un proche ait été envoyé dans un funérarium par l’établissement où il résidait lors de son décès : rien n’oblige la famille à laisser l’agence s’occupant de ce funérarium s’occuper des funérailles du défunt, en vertu de l’article R. 2223-88 du CGCT.