Se préparer à son propre décès

Le testament est un document essentiel
Le testament est un document essentiel

Imaginer sa mort n’est jamais chose facile, il faut pourtant anticiper les démarches. Cela facilitera ainsi les choses pour vos proches et vous permettra de « mettre en ordre vos affaires ». Yves Alphé, le directeur de Caritas Obsèques, vous donne les différentes étapes à régler pour organiser votre dernier voyage.

La dernière demeure

C’est bien souvent lorsque vient nos derniers jours que nous nous posons des questions du type « est-ce que je préférerais être mis en terre ou être incinéré ? », « Vais-je aller dans le caveau familial ? »… Des questions qu’il faut se poser au bon moment pour avoir le temps de s’organiser. D’ailleurs, Yves Alphé, chef d’entreprise orléanais nous raconte que « de trop nombreuses personnes ne sont pas au courant du choix des défunts, ils ne parlent pas ou que très rarement de ces sujets-là.». Également, vous devez penser à l’aspect financier, réfléchir à qui payera vos funérailles si rien n’est organisé par exemple. C’est une question à étudier, car un enterrement est un budget qui peut impacter plusieurs membres de votre famille.

 

L’organisation des obsèques

Maintenant que vous avez réfléchi, il est courant de procéder à l’établissement d’un testament devant le notaire. Vous pourrez y notifier les détails de vos funérailles tels que l’endroit, ou la manière de procéder (tombe ou incinération). Si vous préférez ne prévenir que vos proches, c’est votre droit le plus stricte mais sachez que seul un testament notarié et acté, a « force de loi ».

Également, vous pouvez notifier vos proches des détails de la cérémonie comme le choix des musiques, le rite funéraire autrement dit si vous souhaitez un enterrement religieux ou non, les personnes qui prononceront des discours etc.

 

Le devenir de notre enveloppe corporelle

Selon chaque personne ou chaque croyance, le devenir de notre enveloppe charnelle est à définir. Évidemment si notre souhait est d’être incinéré, la question ne se pose pas, mais dans tout autre cas, vous avez plusieurs choix qui s’offrent à vous.

Depuis le 1er janvier 2017, toute personne est un donneur d’organe potentiel, nous informe Yves Alphé. Il est possible de notifier son refus sur le site national des refus et vous pouvez effectuer un refus partiel, c’est-à-dire seulement pour certains organes ou tissus. Si vous préférez confier votre contestation à un proche, faite-le soit par écrit daté et signé, soit oralement avec un proche qui pourra en attester rapidement auprès de l’équipe médicale.

Le don du corps à la science est une démarche personnelle. Elle est essentielle pour faire avancer la science, à savoir qu’elle est faite par 2800 personnes en France chaque année. Si vous désirez léguer votre corps à la science, il vous suffit de faire une demande manuscrite, signée et datée, auprès de l’une des 28 facultés de médecine comportant un service de don du corps. Ils vous renverront ensuite un formulaire ainsi qu’une carte. Ce don est évidemment gratuit, mais cela peut arriver que certains établissements demandent une contribution pour les frais de transport. Si cela vous inquiète, une fois le corps utilisé, il est incinéré, nous indique Yves Alphé.

Il est important de prévoir les détails de vos obsèques à l’avance et de prévenir vos proches afin qu’ils puissent prendre les dispositions nécessaires. Le deuil n’est jamais facile à gérer mais il l’est encore moins quand les détails administratifs ne sont pas organisés.

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